Intégration urbaine

​Le projet Turcot représentait une belle occasion de repenser, de renouveler et d’améliorer un ensemble d’éléments de la trame urbaine. De plus, les travaux ont contribué à bonifier les conditions de vie des gens des quartiers environnants.

L’aménagement paysager, le verdissement des talus et des espaces résiduels, l’organisation de places publiques et l’élargissement des trottoirs ne sont que quelques exemples proposés.

Réduction de la circulation locale : moins de pollution et plus de sécurité

L’échangeur Turcot a été construit afin de diminuer la circulation locale en la redirigeant en partie vers les voies du réseau supérieur tout en améliorant l'offre de transport collectif. La pollution, le bruit et les risques d'accident ont diminué dans les secteurs résidentiels de Côte-Saint-Paul, de Notre-Dame-de-Grâce et de Saint-Henri.

Le projet a réaménagé de nombreux tronçons du réseau routier local afin d’améliorer la circulation sur les principales artères au profit des secteurs résidentiels.

À titre d’exemple, la création ou l’amélioration de liens routiers locaux, tels que la rue Laurendeau et le boulevard De La Vérendrye, a permis de réduire le transit de camionnage entre le secteur industriel Cabot et le secteur résidentiel Côte-Saint-Paul. Le plan de camionnage qui permettait la circulation de camions sur la rue Angers, face à l’école Marie-de-l’Incarnation, a également été revu.

Plus de liens entre les quartiers

Le projet Turcot a tenu compte de nombreux éléments, dont l’amélioration de la qualité, de la polyvalence et de la fonctionnalité des liens assurant la connectivité entre les secteurs. Pour atteindre ces objectifs, le Ministère s’est appuyé sur divers principes dont :

  • l’importance d’atténuer les barrières physiques;
  • la facilité d’accès aux points d’intérêt;
  • une préoccupation du confort et de la sécurité pour les résidents du quartier;
  • le respect du sens de la place qu’on accorde au quartier.

Pour permettre une plus grande perméabilité et augmenter la fonctionnalité entre les secteurs Côte-Saint-Paul et Cabot, six passages les relient : les passages des rues Saint-Patrick, Hadley, Eadie et Angers, ainsi que ceux de l’axe des rues Laurendeau et Saint-Rémi, et de l’axe du boulevard De La Vérendrye, qui est prolongé jusqu’au canal de Lachine.

Éloignement des infrastructures

Dans certains secteurs, le projet a permis d’éloigner l’autoroute des résidences. Cet éloignement bénéficie de deux manières aux résidants. À certains endroits, comme devant la rue De Roberval, il crée une zone tampon améliorant l’environnement sonore et visuel en plus la qualité de l’air.

Réduction du bruit

À la suite de la réalisation du projet Turcot, une réduction du bruit pourra être constatée dans la plupart des secteurs résidentiels, et ce, en raison notamment de l’éloignement des infrastructures, de l’installation d’écrans antibruit et de la plantation d’arbres. Le Ministère estime que, de façon générale, le niveau sonore diminuera de 1 à 15 décibels selon le secteur.

Des écrans antibruit d’une longueur totale de 4 km ont été mis en place, dont deux dans le secteur De La Vérendrye, six dans Saint-Henri et deux dans le secteur Montréal-Ouest. Un segment d’écran existant dans la portion ouest de la rue Elm (Montréal-Ouest) a aussi été rehaussé.

Le Ministère a consulté les riverains du projet Turcot ainsi que les municipalités concernées afin d’assurer la meilleure intégration possible des écrans antibruit dans le milieu.

Architecture renouvelée

Les principes d’aménagement proposés dans le projet Turcot répondaient à différents objectifs, tels que valoriser l’espace public par un aménagement cohérent de la rue et des autres lieux publics, et assurer une contribution des grandes infrastructures de transport à l’amélioration du paysage urbain. À titre d’exemple, en libérant des espaces par le déplacement du tracé, des places publiques pouvaient être aménagées, profitant avantageusement à la vie de quartier.

Le Ministère, conformément à la condition 3 du décret gouvernemental encadrant la réalisation du projet, a consulté la population sur divers éléments relatifs aux aménagements urbains des secteurs Cazelais, Pullman et Côte-Saint-Paul. Vous pouvez consulter l’information relative aux consultations publiques en visitant la section Info citoyens.

Trois ouvrages signature ont été identifiés comme porte d’entrée sur la ville et font l’objet d’un concept particulier. Le pont d’étagement à l’ouest de l’autoroute 20 est composé de quatre mâts de béton portant un éclairage architectural et ponctuant l’entrée dans la ville. Aussi, le pont du canal de Lachine et le pont d’étagement Saint-Jacques sont des ponts haubanés à pylône unique dont la qualité architecturale et la modernité symbolisent le nouvel échangeur.

Développement de la Cour Turcot

Le projet Turcot offre une occasion intéressante de développement que représente le vaste terrain vacant de l’ancienne gare de triage Turcot. En déplaçant plus au nord l’autoroute 20 et les voies du CN, les terrains qui seront disponibles après la reconstruction pourront être utilisés avantageusement.

Meilleure qualité de l’air

Les résultats des modélisations effectuées par le Ministère dans le cadre du projet démontrent que l’impact général du projet sur la qualité de l’air a été marginal et que, par ailleurs, il y a eu une amélioration générale de la qualité de l’air en raison, notamment, de la réduction des émissions de polluants des véhicules.

Afin de bien mesurer les impacts du projet sur la qualité de l’air dans le secteur où les travaux de reconstruction se déroulaient, le Ministère avait installé des stations d’échantillonnage.

Changements de statut de l’autoroute 720

Le changement du statut autoroutier de l’autoroute Ville-Marie (autoroute 720) pour un statut de route nationale (route 136) a permis la réduction de la largeur des voies et des accotements à l’est de l’échangeur Turcot.

Ce scénario a permis de réduire le nombre d’acquisitions résidentielles sur la rue Cazelais, comparativement à ce qui était proposé lors de l’audience publique du BAPE en 2009. Un seul bâtiment comprenant trois logements, inoccupés au moment de l’achat, a été acquis en totalité.